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Aujourd’hui nous partons explorer une ancienne carrière de gypse en Île de France, aux volumes impressionnants. Fait très appréciable, elle se révèle exempte de toute dégradation humaine. Pas de tag, pas de casse, pas de déchet !

A l’entrée, une ancienne grille de plusieurs mètres de haut condamne l’accès au lieu. Un espace d’env. 25cm sépare la grille du sol, il faudra ramper pour passer. Manque de chance ce jour-là il venait de pleuvoir, nous avons gagné un bon bain de boue gratuit ^^

Une fois à l’intérieur nous voyons tout de suite que l’exploitation de cette carrière est assez récente. D’énormes pneus d’engins de terrassement balisent la voie, des panneaux stop et des marques réfléchissantes indiquant le trajet aux camions de chargement sont encore en place. Pas de descenderie ici, pas de tunnel d’accès, on arrive directement dans les chambres d’exploitations du gypse, avec des hauteurs de près de 30 mètres. Le résultat de cette taille en piliers trapézoïdaux et de cette immensité donnent un sentiment de civilisation inconnue disparue, avec un aspect cathédrale qui impose le respect.

Les hauteurs sont impressionnantes.

 

 

 

 

Dans le recoin d’une galerie, un ancien camion Scania 111 des années 80 toujours en état, et une remorque, attendent toujours un chargement qui ne viendra plus.

 

 

En s’enfonçant dans les profondeurs de cette carrière, on découvrent certaines parties plus anciennes, qui ont commencées a être remblayées avec les déchets de l’exploitation plus récente. Après l’immensité des chambres d’exploitation de l’entrée, le remblai remontant peu à peu le sol, on pourrait à présent presque toucher le ciel de carrière.

Et c’est un paysage différent  qui s’offre à nous, frôlant le mysticisme. De longues galeries tortueuses, assez basses,  sur les murs desquels la fraiseuses a laissé d’innombrables traces circulaires, que  l’on pourrait presque confondre avec des symboles cabalistiques, ou des glyphes d’une civilisation oubliée.

On pourrait à cet instant se croire aussi bien sur une autre planète tant le rendu est étrange et étonnant.

Des parties encore plus anciennes souffrent d’infiltrations transformant le sol en des mares de glaise infranchissables qu’il faudra contourner, et qui isolent une partie de la carrière.

De nombreuses confortations sont présentes, de façon particulière anarchique. Celles-ci étaient tout d’abord en bois, puis furent par la suite bétonnées dans l’espoir de leur rajouter de la solidité. Lorsque l’on voit la façon dont le béton s’effrite à ces endroits, ce n’était clairement pas une solution sur le long terme.

Après 3 heures à parcourir ce labyrinthe, il est temps de repartir, le bain de boue à la sortie nous attend à nouveau !

Pour terminer, une pensée spéciale pour une rencontre inattendue à l’entrée, cette petite tortue qui se baladait tranquillement dans l’herbe. Nul doute qu’elle devait apprécier la tranquillité des lieux !

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